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Les amis du néerlandais - Vrienden van het Nederlands

Actie tegen onverstaanbare Vlaamse "tussentaal" op televisie

22 Février 2014 , Rédigé par Les amis du néerlandais - Vrienden van het Nederlands Publié dans #nederlandse taal, #dialecten

Actie tegen onverstaanbare Vlaamse "tussentaal" op televisie

"Mijne vriend, gade gij mee?" Aan dat soort zinnetjes, dat je op de Vlaamse televisie steeds vaker kunt horen, kan emeritus hoogleraar Stijn Verrept zich behoorlijk ergeren. "Men laat de norm van het Standaardnederlands los", zegt hij. "De afstand tussen het taalgebruik in Nederland en in Vlaanderen dreigt zo toe te nemen."

Verrept verenigde zich met twintig gelijkgezinden - achttien Vlamingen, twee Nederlanders - in de Actiegroep Nederlands, en lanceerde eind december een petitie. Ze roepen de politiek, de media en het onderwijs op het Standaardnederlands te versterken, en de taaleenheid tussen Nederland en Vlaanderen te bevorderen. De petitie is intussen 2.400 keer ondertekend.

"Het niveau van het Nederlands in Vlaanderen is aan het afkalven", zegt Verrept, die in Antwerpen en Eindhoven zakelijke communicatie doceerde. "Dat is een bedreiging, want zo krijgen mensen niet langer de kans correct Nederlands te leren." De petitie wordt gesteund door schrijvers als Geert van Istendael, Benno Barnard en Stefan Hertmans.

Het taalgebruik in Vlaanderen is het afgelopen decennium ontegenzeggelijk veranderd. Sprak een tv-presentator of leerkracht in de jaren tachtig nog onberispelijk 'Algemeen Beschaafd Nederlands', zoals dat toen heette, tegenwoordig gaat het er bij velen heel wat losser aan toe.

Lees meer http://www.volkskrant.nl

Lees ook http://www.knack.be

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"Les hollandais de fenêtres en vitrines" par Thomas Beaufils, le 15 février 2014

19 Février 2014 , Rédigé par Les amis du néerlandais - Vrienden van het Nederlands Publié dans #interculturel

"Les hollandais de fenêtres en vitrines" par Thomas Beaufils,  le 15 février 2014

Une affirmation récurrente revient comme un leitmotiv à propos des Pays-Bas : les rideaux des fenêtres sont constamment ouverts, on voit tout à l’intérieur, les Néerlandais n'ont rien à cacher. On entend également souvent dire que les mœurs dans les pays du Nord sont plus libres que ceux dans les pays latins. A Amsterdam, une armée de laveurs de carreaux sillonnent curieusement la ville afin de rendre les vitres les plus transparentes possibles. Dans le Quartier rouge, le visiteur découvre un tout autre type de vitrines bien connu… Les tableaux hollandais du Siècle d'Or sont, quant à eux, aménagés comme des fenêtres et donnent à voir des scènes grivoises. Les Néerlandais seraient-ils un peuple de voyeurs et les Pays-Bas une société où tout est permis ou cette mise en scène cacherait-elle en fait une société austère qui contrôle grâce à de savants dispositifs visuels les comportements déviants ?

Dans cet exposé Thomas Beaufils se propose de répondre à différentes questions concernant les Pays-Bas avec un regard d'ethnologue :

1. La question du bonheur des néerlandais, peuple parmi les plus heureux en Europe.

2. Le contrôle des pulsions et des déviances

3. La jouissance, la fausse permissivité et les codes sociaux aux Pays-Bas

4. La liberté aux Pays-Bas et en France

5. Le rôle si particulier de la fenêtre et des vitrines aux Pays-Bas

En introduction, Thomas Beaufils qui vit depuis plus de deux ans maintenant à Amsterdam nous a avoué que bien que venant d'un pays et d'une région proche, le Nord de la France, il était choqué voir brutalisé par certaines attitudes et pratiques courantes des néerlandais. "Si proches et si différents" s'applique donc comme constat à nos deux pays et peuples.

Première illustration à travers la tradition du "Kijkdoos"

Voilà en effet un rite bien ancré dans l'éducation des enfants et la tradition populaire. Cette petite boite construite par les enfants eux-mêmes à l'école est une façon de regarder un monde merveilleux qui fait rêver et désirer. (Voir vidéo à ce sujet

http://www.youtube.com/watch?v=4CrNaxsqf_Q)

Cette enfants utilisent aussi ces "boites à regarder" pour se faire un peu d'argent de poche à l'occasion des fêtes. Thomas Beaufils donne une interprétation du rôle de la "Kijkdoos" dans le domaine de l'éducation des petits néerlandais. Celle-ci constitue un moyen de faire saisir la différence entre le désir et le comblement du désir. On a retrouvé des "kijkdoos" au XVIIème siècle et il y des musées aux Pays-Bas qui en exposent de très belles et/ou très originales.

La boite à merveilles ("kijkdoos" ) : une tradition éducative séculaire aux Pays-Bas

La boite à merveilles ("kijkdoos" ) : une tradition éducative séculaire aux Pays-Bas

Si les néerlandais sont donc heureux, d'après l'ethnologue, c'est parce que cette éducation arrive à faire par l'enfant la sublimation du désir et son renoncement au passage à l'acte de consommation en particulier. Le petit enfant veut toujours par expérience plus de jouets, de gâteaux, friandises, etc... par cette apprentissage, l'enfant néerlandais apprend à s'autocontrôler.

Il faut mettre cette objet éducatif en relation avec le calvinisme qui continue par ses valeurs et attitudes à imprégner profondément la société néerlandaise. (Cf Kijkdoos Binnenhof http://www.nrc.nl/rene/2013/12/25/kijkdoos-binnenhof ).

Voila une différence éducative majeure entre les deux peuples français et néerlandais.

On peut caractériser les néerlandais comme un peuple scopophile.

C'est un peuple qui se regarde par le trou d'une boite (la "kijkdoos"), par les rideaux ou derrière les objets alignés devant la fenêtre.

Le monde néerlandais est un monde de maisons bien rangées à l'intérieur. Une maison mal rangée est synonyme de désordre et/ou de moralité dangereuse.

Ainsi le monde néerlandais est un monde qui craint le danger venant de passions trop fortes et c'est le souci du contrôle du désir. Derrière ceci la question aussi de la libido.

Les boites (kijkdoos) sont montrées dans les carnavals.

Certaines femmes cachent leurs seins derrière une "kijkdoos" pendant le défilé de carnaval.

Pour les enfants néerlandais l'éducation à la sexualité peut vraiment dérouter un français.

Il existe ainsi des lieux réservés pour les mineurs interdits aux adultes où on donne aux enfants une vision de la sexualité assez crue.

Ainsi aux Pays-Bas isole-t-on et régule-t-on le désir et les déviances dans des lieux spécifiques.

C'est ainsi le cas de la prostitution avec rues et ses vitrines dédiées où l'on aperçoit fugitivement les prostituées (Cf vidéo http://www.youtube.com/watch?v=y-a8dAHDQoo#t=67) ou encore le cas des coffe-shops qui servent à la consommation de drogue sous le contrôle de l'Etat néerlandais pour la qualité des produits consommés.

Maisons d'Amsterdam bordant un canal (gracht)

Maisons d'Amsterdam bordant un canal (gracht)

Comment interpréter les fenêtres transparentes sans rideaux ?

La raison souvent invoqué est d'ordre religieuse : le "calvinisme" qui malgré les siècles continue d'imprégner la société néerlandaise.

La maison néerlandaise se doit d'être bien tenue. C'est un gage de moralité. Chacun doit ainsi nettoyer les carreaux de sa maison de ville ou de son appartement ainsi que son bout de trottoir.

Devant les fenêtres on dispose de manière réfléchie des objets destinés à dévoiler sa personnalité et ses goûts. Il y a aussi une grande variété de voilage dissimulant plus ou moins l'intérieur de son chez soi. Les objets disposés peuvent permettre d'empêcher de voir trop loin.

On pourrait croire que les néerlandais vu cette transparence sont pudiques et respectueux de l'intimité de l'autre. En fait, une expression en néerlandais caractérise l'attitude des néerlandais : "gluren bij de buren" c'est à dire épier le voisin. Chacun donc s'observe. Si votre maison est mal tenue, le voisin peut vous en faire la remarque. Si vous êtes en voyage, votre voisin va surveiller éventuellement qu'il n'y ait pas d'intrusion. Il existe aussi des petits miroirs "Spionnetjes" qui permettent à chacun de voir qui sonne à la porte.

Tous ces détails montrent d'après Th. Beaufils que la société néerlandaise reste une "société participative". Chacun est responsable de soi mais aussi des autres, c'est une différence majeure avec la France. Chacun est conscient de son rôle et on attend moins de l'Etat comparativement à la France.

Ainsi la densité policière est très faible aux Pays-Bas comparativement à la France.

D'ailleurs, l'urbanisme favorise aussi l'auto-surveillance avec des rues rectilignes et l'absence d'angles morts.

Les Pays-Bas ont donc une société "scopophile" (Cf Freud qui prend du plaisir à regarder) où l'on pense que tout le monde se surveille. La société peut être qualifiée de "panoptique". On n'a pas le même regard qu'en France sur le problème de la délation de personnes recherchées par la police. La dénonciation est encore assimilée en France à un acte de "collaboration" et les policiers ont moins l'estime de la population qu'aux Pays-Bas.

Th. Beaufils cite encore l'exemple de la téléréalité inventée aux Pays-Bas où on met en scène des individus dans leur vie quotidienne et où il ne se passe rien d'extraordinaire en général sauf exception qu'il faut guetter.

Th. Beaufils a conclu avec beaucoup de modestie sur son exposé en précisant qu'il continuait ses investigations d'ethnologue pour valider ses hypothèses concernant la société néerlandaise qu'il qualifie de scopophile et de panoptique.

M.E.

Thomas Beaufils est actuellement attaché scientifique et universitaire à la Maison Descartes - Institut Français des Pays-Bas dépendant de l'Ambassade de France aux Pays-Bas.

Il a été Maître de conférences à l'Université de Strasbourg de 2001 à 2009, puis Maître de Conférences à l'Université Lille 3 depuis 2009. Il a dirigé aussi le réseau universitaire Franco-Néerlandais entre 2009 et 2011. Il est auteur de plusieurs ouvrages et a fondé et dirige une revue Deshima (http://www.unistra.fr/index.php?id=20504), revue d'histoire globale des Pays d'Europe du Nord. Il collabore aussi à Septentrion (fondation Ons Erfdeel).

Il a effectué une partie de ses études universitaires aux Pays-Bas puis a obtenu un doctorat à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris (EHESS)

Pour en savoir plus :

- Thomas Beaufils, La Hollande. Idées reçues, Le Cavalier Bleu, 2009.

- Thomas Beaufils, Thomas Beaufils, « Les fenêtres hollandaises ». Voyeurisme, surveillance et contrôle social aux Pays-Bas, Deshima, n°7, 2013.

- Pierre-Jean Brassac, Le Royaume qui porte l'eau à la mer, Autrement, 2003.

- Irina et Jean-Clarence Lambert, Pays-Bas, Petite Planète, Seuil, 1975.

- Daniel Bollinger, Geert Hofstede, Les différences culturelles dans le management, Editions d'Organisation, 1987.

- Geert Hofstede, Gert Van Hofstede, Michael Minkov, Cultures et organisations-Nos programmations mentales, Pearson Education France, 2010.

- Philippe d'Iribarne, La logique de l'honneur.Gestion des entreprises et traditions nationales, Seuil, 1989.

"Les hollandais de fenêtres en vitrines" par Thomas Beaufils,  le 15 février 2014
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Rencontre-débat sur les institutions et le système politique belges le 11 février 2014.

15 Février 2014 , Rédigé par Les amis du néerlandais - Vrienden van het Nederlands Publié dans #taalbeleid

Cette rencontre intitulée "L'Europe sera belge ou ne sera pas !" a eu lieu mardi 11 février 2014 dans les locaux de la Maison Européenne des Sciences de l'Homme (MESH).

Chaque état fédéral a développé un système sui generis : en Belgique, par exemple, il n’y a plus de partis politiques nationaux ; le principe de la territorialité y est à la base de la co-existence des trois langues parlées.
On a dit que la Belgique est une conférence diplomatique permanente, ou que "L’Europe sera belge, ou ne sera pas."
Or ce qui est vrai, c’est que le modèle politique belge est complexe, même compliqué, que les Belges ont perfectionné un talent de compromis bien rare pour rendre possible ce modèle, tout en l’adaptant continuellement.

Débat avec :
Kris Deschouwer (Politologue, Vrije Universiteit Brussel, Université Libre de Bruxelles néerlandophone)
Christian Laporte (Journaliste, La Libre Belgique)
Modérateur: Luc Devoldere (rédacteur en chef des revues Ons Erfdeel, Septentrion, The Low Countries, Les Pays-Bas français, et directeur délégué de la fondation culturelle flamando-néerlandaise « Ons Erfdeel vzw »)

Réalisation du département Culture de l'Université Charles de Gaulle - Lille 3

Rencontre-débat sur les institutions et le système politique belges le 11 février 2014.
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Un évènement important pour l'Université Lille 3 et la culture néerlandophone, ce 11 février 2014

14 Février 2014 , Rédigé par Les amis du néerlandais - Vrienden van het Nederlands Publié dans #nederlandse taal

Ce 11 février en fin de matinée a eu lieu en présence de l'ambassadeur des Pays-Bas en France, la signature officielle de la convention portant sur le transfert du fonds littéraire de la bibliothèque de l’Institut Néerlandais de Paris au service commun de la documentation de l'Université Lille 3 sur le campus de Pont de Bois à Villeneuve d'Ascq (59).

Etaient réunis pour cette occasion les représentants des différentes organisations qui ont permis de construire ce projet de transfert et qui ont contribué à sa sélection par l'Institut Néerlandais face à d'autres projets concurrents : Lille Métropole Communauté Urbaine, la fondation culturelle Ons Erfdeel, le Réseau Initiative pour le néerlandais, le réseau universitaire franco-néerlandais, la Nederlandse Taalunie et plusieurs vice-présidents et responsables de l'Université Lille 3,

Nous espérons tous que cette enrichissement considérable du fonds littéraire néerlandophone existant permettra un nouveau développement de l'enseignement du néerlandais et de la recherche en néerlandistique au sein de l'Université Lille 3. Il en va de l'avenir de cette langue dans notre région trop peu connue, trop peu apprise et trop peu maîtrisée et parlée. M.E.

L'allocution de Fabienne Blaise, présidente de l'Université Lille 3

L'allocution de Fabienne Blaise, présidente de l'Université Lille 3

La prise de parole de l'ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, M. Everardus Kronenburg.

La prise de parole de l'ambassadeur du Royaume des Pays-Bas, M. Everardus Kronenburg.

La signature de la convention par l'ambassadeur et la présidente de l'université.

La signature de la convention par l'ambassadeur et la présidente de l'université.

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Parler le dialecte ou le néerlandais standard : étude d'un cas et réflexions

13 Février 2014 , Rédigé par Les amis du néerlandais - Vrienden van het Nederlands Publié dans #dialecten, #taalbeleid

Parler le dialecte ou le néerlandais standard  : étude d'un cas et réflexions

A Moorslede, une petite commune de Flandre occidentale, le bourgmestre a demandé à ses habitants de ne plus utiliser "le patois(1)" lorsqu’ils appellent les secours.

En novembre dernier, un habitant de Moorslede avait appelé les pompiers à la centrale de Bruges pour une machine à laver qui avait pris feu dans son garage. Or à Bruges, on parle un patois flandrien différent de celui de cette commune. Et l’adresse du sinistre n’a pas été bien comprise. Au lieu d’être envoyés sur les lieux de l’incendie à Moorslede, les pompiers se sont rendus à Moorsele, une commune voisine. Les secours ont finalement mis 35 minutes pour arriver à la bonne adresse où le feu avait déjà été éteint par les habitants, rapporte la RTBF.

Le bourgmestre de Moorslede a mis l’incident à l’ordre du jour et une décision a été prise lors du conseil communal d’hier. Le journal communal va publier un avis à la population : « Parlez un néerlandais correct lorsque vous appelez les secours, s’il vous plait ».

Selon un linguiste de la KU Leuven, cela va être difficile pour les habitants de respecter cette demande, car selon lui, la personne s’accroche à ses repères et aux mots qu’elle connait le mieux lorsqu’elle panique. Ce serait donc les secours qui devraient s’adapter.

Source : Le Vif - L'Express,

Notre propre réflexion par rapport à ce cas qui interpelle :

La Flandre belge n'est pas le seul pays confronté à la cohabitation entre langue standard (officielle) et dialecte ou même encore "tussental".C'est le cas évident de la Suisse, mais aussi de l'Allemagne ou encore de l'Autriche et des Pays-Bas, pour ne citer que les pays de langue germanique.

Par définition, la forme dialectale du néerlandais est attaché à une zone géographique pouvant se limiter à un bourg. Il est légitime par conséquent qu'un pays moderne, qu'une nation impose dans l'enseignement et dans toutes les usages officiels, administratifs et légaux la langue standard, outil de communication sensé être compris sur tout le territoire.

Est à dire qu'il faut abandonner les formes dialectales diverses du néerlandais dans l'enseignement initial ou en formation continue ou encore en recherche linguistique ou historique? Bien évidemment non à condition qu'on n'oublie pas d'apprendre la langue commune aux 23 millions de néerlandophones européens.

C'est en particulier la tache difficile des enseignants de néerlandais de l'enseignement de base ou de la formation continue qui subissent à travers les difficultés de leurs apprenants tles contraintes d'un environnement linguistique dans lequel le néerlandais standard n'est pas assez souvent utilisé. Ainsi les apprenants natifs ou étrangers ont l'impression d'avoir affaire à une palette de variations infinies de parlers néerlandophones : dialectes, tussentaal, langue standard combinés de toute sorte de manière selon les milieux, les circonstances et les lieux.

Comment exiger, en outre, d'un personnel, membre d'une fonction publique fédérale, territoriale ou hospitalière souvent mobile géographiquement,qu'il maîtrise toutes les variétés du flamand (Cf carte des dialectes du néerlandais jointe, ci-après) : celui de Bruges étant différent de celui de Gand, ou d'Hasselt ou encore d'Anvers ? D'autant plus qu'on exige de ces professionnels aussi une certaine maîtrise d'autres langues comme bien évidemment le français, l'anglais et quelquefois aussi l'allemand.

Dans le magazine Knack en date du 29 janvier 2014, un article revient sur une pétition lancée par une mouvement pour l'utilisation du néerlandais standard (AN) (actiegroep Nederlands) http://www.petities24.com/nederlands_vanzelf_sprekend .

Il y est mentionné une certaine propension des médias audiovisuels à utiliser le tussentaal, sauf bien sûr au moment des informations. A tel point qu'au lieu de bénéficier d'une langue commune, néerlandais et belges flamands doivent se faire aider du sous-titrage pour se comprendre mutuellement dans les films passant de l'autre côté de la frontière. L'auteur de l'article conclut, en citant Jurgen Jaspers, linguiste à l'Université Libre de Bruxelles, que l'histoire du néerlandais en Flandre (belge) ressemble à un mauvais "roman policier de gare" est fou de rage contre son époux français tout en tombant amoureux du voisin néerlandophone; il essaie de toutes ses forces de parler un néerlandais le plus correct possible quoique cela ne fasse pas beaucoup avancer les choses. M.E.

(1) En linguistique (et notamment en sociolinguistique), le terme « patois » n'est pas usité par les linguistes qui préfèrent user d'appellations plus précises, car le terme « patois » a pris en France, au fil des siècles, une connotation péjorative (mais non systématique) dans le cadre d'une hiérarchie entre d'une part les langues (sous-entendu dignes d'être nommées ainsi) et d'autre part les « parlers locaux et limités » ne pouvant recevoir la noble appellation de « langue ». Les linguistes préfèrent parler de « langues » et de leurs variétés locales qui sont les « dialectes », les « sous-dialectes » et, à très petite échelle, les « parlers », et d'une manière générale d'idiomes. Néanmoins, il existe des linguistes, souvent spécialisés de dialectologie, qui utilisent le terme « patois » pour désigner un parler local. Ainsi Henriette Walter ne condamne-t-elle pas l'utilisation du terme[1] (Source Wikipedia):

Quelques références :

- "Algemeen Vlaams bestaat niet", Knack, 29 janvier 2014.

- Johan de Caluwe, Nederland en Vlaanderen: (a)symmetrisch pluricentrisme in taal en cultuur, Internationale Neerlandistiek, vol 51, février 2013

- Johan De Caluwe, Dutch in Belgium. Facing multilingualism in a context of regional monolinguism and Standard Language Ideology in Standard Languages and Multilinguism in European History, John Benjamins Publishing, Co.,2012.

- Jan de Troyer, "Tussentaal" ou ABN ?, La Libre Belgique, 6 septembre 2012.

- We spreken allemaal wel eens tussentaal, De Standaard, 30 août 2012.

- Manifest voor het Nederlands in België, Koninklijke Academie voor Nederlandse Taal-en Letterkunde, 2011.

Overzichtkaart der Nederlandsche Dialecten - Jac. Van Ginneken (1917)

Overzichtkaart der Nederlandsche Dialecten - Jac. Van Ginneken (1917)

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Apprendre le Néerlandais à partir des chansons de cabaret - Nederlands leren met cabaretliedjes - Jeudi 13 février - Donderdag 13 februari.

8 Février 2014 , Rédigé par Les amis du néerlandais - Vrienden van het Nederlands Publié dans #apprentissage

Apprendre le Néerlandais à partir des chansons de cabaret - Nederlands leren met cabaretliedjes - Jeudi 13 février - Donderdag 13 februari.

Le 13 février, Armand Héroguel (Université Lille 3) expliquera comment « Apprendre le Néerlandais à partir des chansons de cabaret ». Le film du même nom (avec Liza Minnelli) donne une image faussée du cabaret, car ce genre (qu'on appelle aussi « kleinkunst ») a connu et connaît toujours aux Pays-Bas et en Flandre une vitalité importante. Pour le formateur de néerlandais langue étrangère il offre une réserve de ressources quasi inépuisable. Ce "petit art" touche à de nombreux domaines de la vie sociale, il peut être utiliser à la fois pour les débutants et pour les apprenants avancés. Les chansons et conférences peuvent être facilement transformées en exercices agréables, ludiques et motivants.

Atelier de découverte linguistique : « Le néerlandais en riant : à partir des chansons de cabaret » par Armand Héroguel ; Jeudi 13 février, à la Bibliothèque universitaire de Lille 3, 12h-13h, Campus de Villeneuve d'Ascq.

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Op 13 februari geeft Armand Héroguel van de Universiteit Lille 3 een uiteenzetting over “Apprendre le Néerlandais à partir des chansons de cabaret”. De gelijknamige film (met Liza Minnelli) geeft een onjuist beeld van wat cabaret is, want dit genre (dat ook kleinkunst wordt genoemd)was en is nog steeds springlevend in Nederland en Vlaanderen. Voor de docent Nederlands als vreemde taal vormt het een bijna onuitputtelijke bron aan lesmateriaal. Dankzij deze “klein(e) kunst” kan men talrijke domeinen van het sociale leven ter sprake brengen. Dat materiaal is geschikt voor beginners, maar ook voor gevorderden. De liedjes en conferences kunnen op een makkelijke manier worden aangepast tot aangename, ludieke en motiverende oefeningen.

Atelier de découverte linguistique : « Le néerlandais en riant : à partir des chansons de cabaret » door Armand Héroguel. Donderdag 13 februari - Bibliotheek van de universiteit Lille 3, 12u-13u, Campus van Villeneuve d'Ascq.

Apprendre le Néerlandais à partir des chansons de cabaret - Nederlands leren met cabaretliedjes - Jeudi 13 février - Donderdag 13 februari.
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"si proche et si bizarre : La bande dessinée flamande" par Gert Meesters et Jeroen Janssen le 5 février 2013.

6 Février 2014 , Rédigé par Les amis du néerlandais - Vrienden van het Nederlands Publié dans #nederlandse taal

 "si proche et si bizarre : La bande dessinée flamande" par Gert Meesters et Jeroen Janssen le 5 février 2013.

Gert Meesters, Maître de conférences de néerlandais à Lille 3, présente l’auteur de bande dessinée Jeroen Janssen en racontant l’histoire de la bande dessinée flamande. Celle-ci s’est développée autrement qu’en Belgique francophone ou en France. Même si elle a eu et continue de rencontrer un succès important auprès du public flamand, ses séries et ses auteurs ne sont guère connus hors de la région. à l’aide de beaucoup d’images, Gert Meesters situera le travail de Jeroen Janssen dans son contexte local et historique sans se priver de comparaisons internationales utiles.

Jeroen Janssen (né en 1963) est un auteur de bandes dessinées reconnu en Flandre. Après son premier livre en solo, Muzungu — Sluipend gif (« Homme blanc, poison insidieux », 1997), inspiré de son séjour de cinq ans comme enseignant dans une école de Beaux Arts au Rwanda dans la période antérieure au génocide, il travaille régulièrement avec l’écrivain hollandais Pieter van Oudheusden. Le duo voit paraître son chef d’œuvre, La revanche de Bakamé, aux éditions Boîte à Bulles en 2010.

C’est un livre au trait nerveux, librement adapté d’un conte africain. Quand la revue XXI de Patrick de Saint-Exupéry demande à Janssen de faire un reportage sur la Flandre, l’auteur choisit comme sujet le village médiatisé de Doel, tout au Nord de la Belgique, où la centrale nucléaire fait ombre au caractère typique des rues du centre.

Janssen vit loin de Doel et n’y avait jamais été, mais il s’y intéresse à cause de la menace latente que le l’extension du port d’Anvers fait peser sur l’existence du village. La résistance acharnée des habitants le charme. Il y va de plus en plus souvent, à vélo, muni d’un carnet, pour dessiner ce village en voie de disparition ainsi que pour écouter les derniers habitants. Cela aboutit en 2011 pour la revue XXI, à un reportage apprécié, qui s’intitule « Doel, au bout de la Flandre » (exposé dans son intégralité à la Bibliothèque LEA à Roubaix), et qui donne le goût à l’auteur de continuer cette expérience. En octobre 2013 paraît (en néerlandais seulement) le livre Doel, un magnifique objet de près de 300 pages, rempli de croquis, d’aquarelles peintes sur place et d’histoires des gens rencontrées. D’après ses dires, après avoir fini ce livre, Janssen se sent plus à l’aise parmi les ruines de Doel qu’au village où il vit, à 75 kilomètres de là. Les dessins et les carnets exposés à la Galerie des Trois Lacs font partie du projet Doel. Certains ont servi pour le livre, d’autres sont inédits.

Plus d'info ici : http://www.bakame.be

Source : Web TV de l'Université Lille 3

Réalisation du département Culture de l'Université Charles de Gaulle - Lille 3

 "si proche et si bizarre : La bande dessinée flamande" par Gert Meesters et Jeroen Janssen le 5 février 2013.
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Comment écrire l’histoire du fait colonial et post-colonial aujourd’hui ? avec Romain Bertrand et Isabelle Surun, le 4 février 2014 2.014

5 Février 2014 , Rédigé par Les amis du néerlandais - Vrienden van het Nederlands Publié dans #nederlandse taal

Comment écrire l’histoire du fait colonial et post-colonial aujourd’hui ? avec Romain Bertrand et Isabelle Surun, le 4 février 2014  2.014

Rencontre et débat avec l’historien Romain Bertrand sur les nouvelles écritures du fait colonial et post-colonial belge et néerlandais.
Rencontre animée par Isabelle Surun, Maître de Conférences HDR, Université Lille 3 – IRHIS.

Romain Bertrand, directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales (CERI, Sciences-Po). Membre du comité de rédaction des « Annales », spécialiste de l’Indonésie moderne, il a consacré de nombreux travaux à la question des dominations coloniales en Asie du Sud-Est. Son ouvrage L’histoire à parts égales. Récits d’une rencontre Orient-Occident, XVI-XVIIe siècle, Paris, Le Seuil, 2011, a été récompensé par le Grand prix 2012 des Rendez-Vous de l’Histoire de Blois et par le prix du livre Mémoires de la mer 2013.

Romain Bertrand, à partir de l’étude à focale réduite des premiers contacts entre l’Insulinde et les Européens (Portugais, Néerlandais et Britanniques) aux 16e et 17e siècles, s’est fait le brillant avocat d’une histoire moins européocentrée que jadis, mais beaucoup plus connectée et globale, dans laquelle les sources de l’historien ne sont plus seulement celles des anciennes puissances coloniales, mais aussi celles des sociétés asiatiques. Source : Web TV de l'Université Lille 3

Romain Bertrand, L'Histoire à parts égales. Récits d'une rencontre, Orient-Occident (XVIe-XVIIe siècle), Seuil, 2011.

S’il n’a jamais été autant question d’« histoire-monde », c’est souvent la même histoire du monde qui s’écrit : celle de l’Europe et de son « expansion » en Afrique, en Asie et aux Amériques.

Pour Romain Bertrand, il n’est d’autre remède à cet européocentrisme obstiné qu’une histoire à parts égales, tramée avec des sources qui ne soient pas seulement celles des Européens.

C’est ce qu’il propose dans ce texte, en offrant le récit détaillé des premiers contacts entre Hollandais, Malais et Javanais au tournant du XVIIe siècle. Il montre que l’Europe ne détenait alors aucun avantage sur les sociétés du monde insulindien, que ce soit en matière de compétences nautiques et cartographiques, de grand négoce ou de technologies militaires. Lorsque les vaisseaux de la Première Navigation de Cornelis de Houtman jettent l’ancre en juin 1596 dans la rade de Banten, à Java, ce n’est pas à un monde « primitif » qu’ils ont affaire. Le lecteur découvre au contraire une société complexe et cosmopolite, insérée depuis des décennies dans des réseaux de commerce à grande distance, maillée de lieux de débats politique et religieux intenses et sophistiqués, qui font étrangement écho à ceux qui ont alors cours en Europe.

Un livre qui propose une manière radicalement nouvelle de faire de l’histoire globale.

Réalisation du département Culture de l'Université Charles de Gaulle - Lille 3

Comment écrire l’histoire du fait colonial et post-colonial aujourd’hui ? avec Romain Bertrand et Isabelle Surun, le 4 février 2014  2.014
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Débat "L'Europe sera belge ou ne sera pas ?" Le mardi 11 février prochain

3 Février 2014 , Rédigé par Les amis du néerlandais - Vrienden van het Nederlands Publié dans #réseau IN netwerk

Débat "L'Europe sera belge ou ne sera pas ?" Le mardi 11 février prochain

Rencontre/débat (sous le patronage de la fondation culturelle flamando-néerlandaise Ons Erfdeel vzw) avec:

- Kris Deschouwer (politologue, Vrije Universiteit Brussel (Vrij Universiteit Brussel (VUB) -Université Libre de Bruxelles néerlandophone)

- Christian Laporte (journaliste, La Libre Belgique)

Modérateur: Luc Devoldere (rédacteur en chef de la fondation culturelle flamando-néerlandaise "Ons Erfdeel vzw")

Le débat se tiendra le 11 février 2014 à 20 heures à la Maison Européenne des Sciences de l'Homme et de la Société (MESH), Espace Baïetto, 2 Rue des Can

onniers, Lille (59).

Chaque état fédéral a développé un système sui generis: en Belgique, par exemple, il n'y a plus de partis politiques nationaux ; le principe de la territorialité y est à la base de la co-existence des trois langues parlées.

On a dit que la Belgique est une conférence diplomatique permanente, ou que L'Europe sera belge, ou ne sera pas.

Or ce qui est vrai, c'est que le modèle politique belge est complexe, même compliqué, que les Belges ont perfectionné un talent de compromis bien rare pour rendre possible ce modèle, tout en l'adaptant continuellement.

Accès

Métro / autobus / tramway : toutes lignes, arrêt gare Lille Flandres

Par le train : gare Lille Flandres ou Lille Europe
Par l’autoroute : boulevard périphérique, sortie Lille centre / gares

Débat "L'Europe sera belge ou ne sera pas ?" Le mardi 11 février prochain
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